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Le livre de ma mère (Folio t. 561)

Category: Livres,Folio,Auteurs de A à Z

Le livre de ma mère (Folio t. 561) Details

Peu de livres ont connu un succès aussi constant que Le livre de ma mère. Ce livre bouleversant est l'évocation d'une femme à la fois "quotidienne" et sublime, une mère, aujourd'hui morte, qui n'a vécu que pour son fils et par son fils.Ce livre d'un fils est aussi le livre de tous les fils. Chacun de nous y reconnaîtra sa propre mère, sainte sentinelle, courage et bonté, chaleur et regard d'amour. Et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu'il s'adresse à lui-même lorsqu'il pense à telle circonstance où il s'est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif. Regrets ou remords toujours tardifs."Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s'impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis."

Reviews

Le Livre de ma mère est un hymne d??amour, où se mêlent passion et dérision.La langue d'Albert Cohen me surprend et m'enchante : il y a en elle une vivacité folle que je ne soupçonnais pas.Ses mots semblent courir en avant de sa pensée comme un chien de chasse qui irait débusquer un gibier symbolique : celui du sens et de l'émotion mêlés.Albert Cohen a le don de brosser, en quelques traits stylistiques, l'évocation de tout un monde.Et pour un petit enfant, qu??est-ce que le monde sinon sa mère ?Sous sa plume, les personnages prennent corps, enfilent un habit de chair et nous sautent aux yeux ?? pour ainsi dire.Parler de sa mère, c'est comme rappeler à soi un très ancien amour ; faire revivre la genèse de la mémoire primordiale : celle de l??étroite union corporelle entre l??enfant et sa mère.Ce qu??il nous est difficile d??admettre, c??est cette désunion qui survient avec la croissance ; ce sentiment de rupture fondamentale.A mon sens, l??homme est une sorte de chien errant qui cherche à retrouver un foyer perdu ; un livre déchiré en quête de sa reliure.Que nous en ayons conscience ou non, notre mère vit en nous jusqu'au bout du voyage.Nous sommes, au fond, un bloc de chair qui n'est jamais tout à fait sorti du ventre maternel.La mère, on n'en sort pas, on y revient toujours.Notre corps tout entier en garde la vibration, la vive souvenance.C'est comme un second c?ur qui bat dans la poitrine, le c?ur de notre mère.Thibault Marconnet24/11/2013

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