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Bucoliques

Category: Livres,Romans et littérature,Livres de référence

Bucoliques Details

Pour moi, ton chant, divin poète, est pareilau somme dans l'herbe quand on est las, pareil, par les chaleurs,à la douceur de l’eau au ruisseau jaillissant pour étancher sa soif.(Buc. V, 45-47)Les Bucoliques de Virgile, si fameuses qu’elles soient, n’en demeurent pas moins bien souvent obscures à la lecture. À quoi tendent les chants amébées, les plaintes de Corydon ou celles de Gallus, l’annonce du retour de l’Âge d’or, ou l’origine du monde célébrée par Silène ? Source d’inspiration et modèle d’écriture, ce recueil, inlassablement exploré à travers les siècles n’en finit pas de susciter d’innombrables interprétations.L’étude proposée ici, accompagnée d’une traduction nouvelle, invite le lecteur à déchiffrer, au-delà des échanges pastoraux, les enjeux poétiques et éthiques d’une œuvre à la fois fascinante et mystérieuse, pleinement investie des préoccupations intellectuelles, politiques et culturelles de son temps.Hélène Casanova-Robin est Professeur de littérature latine à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV).Anne Videau est Professeur de littérature latine à l’Université Paris-Ouest.

Reviews

Surprise - et des plus vives - dès les deux premiers vers... On rappelle le texte de Virgile: "Tityre, tu patulae recubans sub tegmine fagi / silvestrem tenui Musam meditaris avena."Ce qui donne dans la nouvelle traduction d'Anne Videau: "Toi, Tityre, sous l'ample couvert d'un hêtre allongé [c'est Tityre qui est allongé, pas le hêtre] / sur un tuyau d'avoine fine tu travailles la muse des bois."Là où H. Zehnacker, en 1998, proposait, à plus juste titre: "Toi, Tityre, allongé sous l'abri d'un vaste hêtre, / tu essaies un air champêtre sur ton léger pipeau."Autre exemple de ce massacre juxtalinéaire - Bucolique I, vers 67-69: "Est-ce que dans longtemps, jamais, le pays de mes pères, / le faîte de gazon amoncelé de ma pauvre chaumière, / les revoyant, mon royaume, plus tard de quelque épi m'ébahira?"On reste ébahi effectivement de ce galimatias, qui dure jusqu'à la dernière Bucolique; et on serait même effondré si on n'y voyait une invitation à (re)lire Virgile dans le texte - lequel figure heureusement sur les pages de gauche, nous rassurant sur le génie de l'auteur.? dire vrai, c'est pour les commentaires d'Hélène Casanova-Robin qu'on se procurera l'ouvrage, deuxième d'une nouvelle série des Belles Lettres. Mise au point des mieux informées sur une ?uvre fondamentale (la bibliographie est immense et constamment enrichie) et étude menée de façon très méthodique - au moins une quinzaine de pages pour chaque Bucolique, ce qui permet de faire amplement le tour du sujet.Une relecture attentive n'aurait pas dû laisser passer, page XI, un incorrect "Mantoua me genuit" (pour "Mantua"), ni, page XIII, un curieux "hédonè" (on attendrait "hèdonè").N.-B. - Mon commentaire et celui de Philipps Lionel concernent des éditions différentes.

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