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Bill Evans

Category: Livres,Art, Musique et Cinéma,Musique

Bill Evans Details

Comment faire le portrait in jazz de Bill Evans, dont une image, devenue son emblème, a couru le monde : un homme dont les traits baignent dans l'ombre qu'il se fait à lui-même ?A travers son parcours jalonné de rencontres et de confrontations avec des partenaires à sa mesure, Alain Gerber évoque ce maître qui voyait dans le piano un accès à la musique, davantage intéressé par l'esprit qui pense jazz que par l'instrument qui joue jazz. Il aurait donné sa vie pour déchiffrer l'énigme de l'harmonie entre le logique et le viscéral. Le feeling dont il fait sa force motrice, le mène, à travers les écueils de l'émotion véhiculée par la musique, vers ce qui meut la musique elle-même.« Quand Alain Gerber prend sa plume et la trempe dans son coeur pour nous parler de jazz, on atteint de rares sommets de bonheur. Pas besoin de joint, le voyage commence dès la première page sans pour autant s'arrêter à la dernière, car même après avoir refermé le livre, on a bien du mal à toucher terre pour reprendre une activité vulgaire. Alain Gerber a l'art de ressusciter les musiciens disparus. Il ouvre grandes les portes du panthéon et les fait redescendre en quelques mots de leur piédestal afin qu'on puisse les serrer très fort dans nos bras. On les entend tous, de nouveau, rire, plaisanter, échanger des vannes. On peut les palper, les regarder, les sentir et surtout les réécouter jouer ! Je ne sais comment ce magicien réussit un tel miracle mais il est à peine besoin de mettre les disques dont il parle sur sa platine pour s'envoyer encore un peu plus en l'air tellement son art du récit est confondant. » Siné, Charlie-Hebdo.Producteur à France Culture et France Musiques, spécialiste reconnu du jazz, Alain Gerber a publié récemment un Lester Young (qui a reçu le prix de l'Académie Charles Cros et le prix des Muses) et un Clifford Brown. Son roman Jours de brume sur les hauts plateaux paraît simultanément chez Fayard.

Reviews

Côté pile, c'est vrai, on entre bien, grace à Alain Gerber, dans les coulisses du jazz, en suivantla destinée, les aspirations, les réserves de Bill Evans. L'auteur montre bien que son caractère effacé,sa modeste estime de lui même, ses doutes permanents ont façonné sa musique (de même que l'utilisation massivede diverses drogues - ceci expliquant cela -).Il relève des anecdotes éclairantes comme celle-ci: "Après la mort de Scott Lafaro, Bill était comme un hommerestant seul avec un amour perdu.. Sa belle soeur Pat s'est souvenue qu'un temps, il errait dans New York en portantles vêtements du contrebassiste"....Côté face, il vaut mieux être déja un bon connaisseur de l'oeuvre de Bill, car on est vite noyé sous les listes depersonnel des multiples sessions.Enfin, je ne suis vraiment pas fan de la langue d'Alain Gerber, qui pour éviter redites et répétitions,nous inflige parfois des détours à la frontière du signifiant..

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